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SUR CHAQUE VISAGE L’EGALITE !

« Sur chaque visage l’égalité ! » À l’aube d’un XXIème siècle de poudrière sociale, ce vers magnifique est d’une actualité criante, la nôtre, celle des socialistes français. C’est pourtant sans compter sur le sens de l’Histoire qui, de toutes ses forces, convoque, ici et maintenant, à Aubervilliers, notre âme, notre cœur, notre esprit, nos idées, notre force de travail, pour repartir au combat, à travers tous les territoires de France, sans exception aucune !

« Sur chaque visage l’égalité ! » Ce cri sublime est d’abord celui d’un poème du XXème siècle fait chant révolutionnaire qui exhorta, jadis naguère, un peuple d’Europe condamné au silence à perpétuité, à reconquérir la Liberté, l’Égalité et la Fraternité. Ce cri a guidé les mains visionnaires résistantes de simples citoyens exhortés à rester chez eux mais qui sont sortis pour s’approprier, sans bruit, le canon des fusils mutins à l’aide d’œillets rouges.

Depuis, crayons de l’égalité dans nos mains, nous n’avons eu cesse de lutter pour Elle –l’égalité- encore récemment :

  • la conquête de l’égalité homme/femme et la parité politique, dans la sphère publique comme dans l’entreprise privée, la protection sociale du début à la fin de la vie, l’abolition de la peine de mort, les 35h, le tiers-payant généralisé, la mutualisation de tous les salariés, etc. jusqu’au mariage pour tous, pour complètement être remis en cause ces jours-ci !

Le temps est résolument à la démolition méthodique de ces preuves d’égalité, parfois accidentellement dans la maison mère – épisode de la déchéance de nationalité – mais essentiellement, au dehors, menée par de nouvelles oligarchies néolibérales féroces qui saccagent toutes les roses sur leur passage. A chaque élection d’un faux/nouveau monde, nous savons la menace sur les roses mais la joie de durer aussi !

Pourtant, le nouveau/faux monde d’En Marche, bien que finement chaussé marche mal et s’attaque aux roses pour les piétiner, sans préavis :

 

  • démolition du code du travail et de ses acquis, école de l’Arépublique (en marche) à la carte (4 ou 4,5 jours d’école qu’importe ?, augmentation de la CSG, baisse des droits APL, réforme SNCF, chasse aux chômeurs, parcours Sup’, en somme affaissement total de la force publique comme outil de régulation et de réparation contre la loi du plus fort ! En Marche arrière, c’est un fait !

Après les interrogations, voire la résignation, l’heure est venue de faire de la maison socialiste une maison à nouveau accueillante, un lieu de vie ouvert à toutes les forces vives de notre pays, ayant soif de justice, un lieu de vie expressif pour les Idées et pour celles et ceux qui les portent avec conviction, courage et combativité ! Face à des marcheurs convertis en un clic, un temps nouveau s’annonce, très exigeant, celui d’une mobilisation nouvelle, entièrement engagée sur le chemin de la Renaissance qu’une belle majorité de socialistes a choisi les 15 et 29 mars derniers, après des semaines de campagne vivantes, celles que nous aimons au Parti socialiste, où la parole des militants est écoutée, respectée, même sacrée.

Le Parti socialiste a gardé sa lanterne intacte, celle-ci nous éclaire encore et n’a aucune vocation à finir dans les cartons de Solférino ! Cette lanterne, que nous allons placer à nouveau sur le fronton de notre nouvelle maison, porte vaillamment la lumière des valeurs et des principes qui ont conduit à toutes les victoires socialistes et de la gauche, celles de nombreux progrès historiques d’ordre civilisationnel, pour les siens, pour tous les autres d’Europe et du monde et que nous avons cités plus haut. L’idéal d’une République sociale aboutie doit rester notre ambition, et nous le disons avec notre Jean Jaurès « La République n’est pas faite pour cacher la misère du peuple mais pour la reconnaître et la guérir ».[1] «II y a aujourd’hui dans le monde – je dis à dessein : dans le monde – un parti socialiste, une idée socialiste. A coup sûr ce parti est d’esprit libre, toujours attentif aux mouvements de la réalité, toujours prêt à réviser sous la leçon des faits ses formules mêmes essentielles »[2].

 Quel autre idéal plus grand que celui d’une Europe plus prospère, intelligente, créative, innovante, solidaire ? Cette Europe qui nous manque, celle du mieux disant social, celle de la régulation financière contrôlée, celle des grandes politiques d[3]’investissement public ? L’Europe accueillante aux hommes et pas seulement ouverte aux vents des GAFAM[4] ou aux tonnes d’acier indien. Notre Europe est belle quand elle s’occupe d’unir les hommes et non de coaliser les États. Notre Europe est belle quand elle respecte les principes qui ont fait d’elle un continent de paix et un modèle social de référence, lieu d’émancipation réel pour tous et qu’elle défend des idées neuves. Cet idéal est-il abandonné ? Non, mais un immense travail de solidarités concrètes à réaliser nous attend afin de faire émerger le sentiment d’un destin commun, parmi les peuples d’Europe, depuis les plus petits villages d’Europe ou cœur des villes et des métropoles. Est-ce rêver trop haut de penser que nous aurons des droits nouveaux : un salaire minimum universel commun, un système social harmonisé de cotisations jusqu’à être accompagné par l’Europe et ses pouvoirs publics, du début à la fin de la vie ? Impensable une carte d’identité européenne avec mention « France » ou « Portugal » ou les deux ou plus ?»

S’il faut aller du réel à l’idéal, il faut aussi un projet qui remette la société en mouvement, un projet qui ne jette personne dans les limbes de sa rue, de son village ou de sa ville, un projet qui ne laisse pas des hommes se fracasser contre les portes d’une Europe cadenassée. Combien de vies en péril, dans l’attente interminable d’une admission au séjour restent suspendues au drapeau bleu, blanc, rouge à l’en déchirer ? Eh Marianne, comment l’Élysée a pu te cacher de celles et ceux qui ont tant besoin de tes bras ?

C’est à nous, à nous qu’il revient de défendre cette belle idée universelle d’égalité, décriée, affaiblie partout, au nom d’un nouvel humanisme aidés de visages militants nouveaux pour ce début de siècle nouveau, de mots neufs, d’une méthode de travail neuve, dans l’esprit d’une union nouvelle de la gauche, sur la concorde de politiques publiques qui continueront de protéger et d’émanciper l’individu, tout au long de sa vie, et le sauver des plus tristes déterminismes de sa naissance.

Une République où son archi-Président déclare très régulièrement sa flamme à tous les « premiers de cordée » nous dit franchement, à nous autres, les socialistes, qu’il est URGENT de rallumer toutes les étoiles et tous les soleils.

 

Le parti socialiste a toujours été le parti des combats impossibles. Ce qui nous attend est de l’ordre de l’impossible mais c’est parce que c’est impossible que nous allons réussir.

C’est ainsi, avec une émotion sincère que je vous redis la joie et la confiance retrouvées, avec lesquelles je me suis engagée sur ce chemin de la Renaissance socialiste, auprès du 1er des socialistes de France, Olivier FAURE. Nul doute qu’il saura choisir parmi les plus grands talents militants, fiers d’être socialistes et de gauche, parmi « toutes celles et ceux capables d’une fleur là où les fleurs ne naissent pas »[5]. Vous le savez, cette fleur sera une rose. Une rose nouvelle pour voir éclater «  sur chaque visage l’égalité » !

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[1] Discours de Limoge de Jean Jaurès (8.10.1908)
[2] Discours de Jean Jaurès à l’Assemblée nationale (3.07.1897)
[3] Jean Monet, un des Pères fondateurs de l’Europe.
[4] Google, Apple, Facebook, Amazone, Microsoft
[5] Vers d’un poème de Manuel Alegre, in Le Libraire de l’Espérance.

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